Mémoire des Ports de Méditerranée

Le concours "Mémoire des Ports de Méditerranée" a reçu le label officiel de Marseille Provence Capitale de la Culture 2013.

Conserver le patrimoine maritime et le mettre en valeur avec les exigences d’un développement économique et touristique. Tels sont les principes du concours organisé par la Fédération du patrimoine maritime méditerranéen (FPMM).

Deux Marseillais figurent parmi les derniers projets retenus : Marseille Grand Port et Marseille Pass’mer.

Les autres s’étendent sur l’ensemble du pourtour méditerranéen puisque des invitations ont été envoyées à tous les pays de la côte en situation de répondre. « Il y a un dénominateur commun, explique Noëlle Duck, on a les mêmes bateaux, la même pêche et le gens vivent de la même façon ».

Désormais dans la programmation officielle de Marseille Provence 2013, le concours « Mémoire des Ports de la Méditerranée » bénéficiera de la communication de la manifestation. Cette labellisation reste néanmoins sans financement et la FPMM espère recevoir des investissements privés de Marseille Provence Métropole, de la Chambre de commerce ou de la Région, afin d’organiser quatre voire cinq expositions gratuites tout au long de l’année 2013. La chapelle des Pénitents Bleus, à La Ciotat, en abritera une, tandis que Marseille devrait en héberger plusieurs.

Chacun des quinze ports toujours en lice illustrera son projet par le biais de photos ou de vidéos, sur un maximum de dix panneaux. En outre, durant leurs deux mois d’expositions, les concurrents disposeront d’une semaine pour organiser à leur guise des rencontres, des visites scolaires ou des colloques. Un jury international, se glissera parmi les visiteurs et décernera le grand prix matérialisé par « une oeuvre à mettre sur le port », précise Noëlle Duck, vice-présidente de la FPMM. Dans le palmarès, des prix spécifiques pourront également être remis, celui du petit port patrimonial, par exemple.

Métiers passés et présents

En partenariat avec la Chambre des métier, des animations assureront la pérennité des métiers liés à la mer, notamment dans le domaine de d’artisanat et surtout pas la pêche industrielle. La construction et la rénovation de bateaux traditionnels seront mises en avant, avec le métier de charpentier de marine qui subsiste dans le cadre idyllique de l’anse du Pharo. Ces professions ne seront, néanmoins, pas directement valorisées dans les expositions, mais pourront l’être au cours des rencontres organisées par les participants. L’éco-musée de la Batana, qui s’occupe de la candidature du port de Rovinj, en Croatie, a choisi, lors de sa semaine de rencontres, de faire intervenir un charpentier de marine qui montrera comment il monte et habille un bateau.

 

Source de l'article La Marseillaise